vendredi 17 juin 2011

Parlons d'amour

J'en suis à travailler un poème damour.
Pas facile de ne pas tomber dans les stéréotypes!
Je me suis inpiré un peu du style de métaphores employé par Grand Corps Malade (http://www.grandcorpsmalade.com/) dans son texte ``A l'école de la vie``.

Je vous présente

Parcours de l’Amour
-Beevis-

J’croyais que l’amour
            Pour toujours
Était chose sûr ;

Mais là,
            Je m’aperçois
Qu’y faut bûcher fort
            Afin qu’ça dure !

Du 9 à 5,
7 jours sur 7,
C’est cette recette qui comporte
Les ingrédients essentiels ;
Les engrenages grondent
Et grugent, en enfer
            Comme au ciel,
Dans les os et le sang
D’une relation parfaite !

Le parcours n’est pas parfait
Pour parvenir à l’amour,
Mais chose certaine,
La route est pleine
De bosses et de détour.
Qu’on avance à contresens,
Ou qu’on s‘y prenne de rebours.

Tout d’abord,
Tu débuteras
Un élève de l’Espoir,
Apprentis de l’Appartenance.
Puis Diplômé du Désir
            Désirant déposer des pétales à ses pieds.

Main-d’œuvre du Malheur
(faut pas avoir peur
Que les choses aillent parfois mal
Dans sa recherche du Bonheur).

Copilote du Compromis,
Maître des Maux
(Mais aussi de maintes mots mielleux)
Tu deviens,
Enfin,
Docteur de la Docilité
Un vrai génie de la Générosité !
Puis, en bout de ligne,
Architecte de l’Amour !


Faut surtout pas s’arrêter là ;
L’amour, elle,
            Ne se lassera pas de te faire suer !
Du temps supplémentaire,
            Tu vas n’en faire
T’inquiète pas ! De ça,
Tu peux être sûr !

Les sacrifices,
Pas facile de les éviter !
Tu vas sacrer, saccager ton atelier,
Ravager les ruines des moments difficiles !
Cracher d’la bile !
Te cogner le front à maints murs.

Des jobbines de cul,
            Tu vas en faire !
Des piscines pleines de rebus à extraite,
            Des entrevus
Se terminant dans ton refus,
Tu n’en finiras plus !
Et ça risque de te déplaire !

Mais il y aura aussi
Nombreux succès ;
Se succédant dans un temps imprévu !
Des augmentations,
La reconnaissance de ton statut ;
Des promotions faites en toute franchise ;
De simple main d’œuvre,
Tu passeras au gérant de ton entreprise.

Entre temps, n’oublie pas de te spécialiser.
Porte très attention
            Aux leçons de l’amour ;
Celles enseignées en classe,
Comme celles apprises dans la court.

Rédige bien ton CV,
Sévissant pour ainsi toute notion
Pré conçus sur le succès ;
Ajoutes-y tout ton vécu,
Le bon comme le mauvais.

Car malgré ce que tu en penses,
Toutes tes expériences
Ne déplaisent pas à Aphrodite,
Qui préside dans cette cours.
Elle les pèsera dans sa balance
Augmentant tes chances de réussite
            Dans l’arène de l’Amour !

vendredi 3 juin 2011

Mon tout dernier texte (premier brouillon)

Voici mon tout dernier texte intitulé "P'tit fantôme dans l'corridor".
Comme mentionné auparavant, il s'agit d'un texte portant sur les élèves/ados qui, très souvent, passent inaperçus et ce pour plusieurs raisons; aptitudes scolaires bassent, inabiletés de faire dans le moule, problèmes familiaux, et j'en passe.

Le texte est encore un peu faible à certains endroits (j'en suis conscient); tout commentaire sur l'amélioration du contenu ou du contenant serait apprécié:)

P’tit fantôme dans l’corridor
-Beevis-

Un p’tit fantôme dans l’bus,
J’me cache au fond d’la classe.
Personne s’en fiche si
J’ai un échec ou si j’passe.

Le jour de l’examen final,
Esti qu’jsuis cuit !
J’ai vraiment essayé, mais j’suis pas arrivé
À capter ce que le prof nous avait dit.

J’suis poche en sports
J’suis nul dans les arts
Un cour de lecture de BD
À c’que j’sache, y’en offre pas encore.

J’rêve pas d’gagner de médailles d’or,
Pis je n’serai jamais une star d’la télé, avec ce corps.

Tu m’as sans doute croisé une centaine de fois,
Dans la rue comme dans l’corridor ;
Sans me voir.
Mais moi, j’tai vu, t’en fait pas !
Comment j’pourrais t’manquer,
Avec ton apparence parfaite,
Ta chevelure spray-net,
Ta clique qui s’accroche à tout ce que tu dis.
Tu t’prend vraiment pour le nombril du monde, sti !

Dès mon arrivée à cette école,
on m’a collé une étiquette ;
On m’a placé avec les foqués et les folles !
On m’a caché dans les dernières banquettes.

J’ai un dossier qui n’en fini pas,
Une liste de problèmes longs comme le bras.
Un PEI, un suivit avec un psy,
J’connais mieux mon orienteur que mon meilleur ami.

J’ai fais des efforts suprêmes
Pour aimer ce que t’aime ;
J’suis désolé, mais la télé réalité, la mode, et la musique quétaine,
C’est pas la crème de la crème !

J’me suis même acheter une paire
De souliers
Comme ceux que vous porter ;
Vous avez rit de mes efforts !
Me laissant savoir qu’j’avais tort !


Vous me torturer !
À vous écouter,
Ma tortue n’arrivera jamais à se placer première !
Sur ce point, LaFontaine de jouissance
Risque, elle aussi, d’me déplaire !

En saignant,
J’suis allé parler au prof ;
« Bof ! Faut pas chialer trop fort !
Reconnais que tu t’attire tes propres maux ! »
C’tait pas là les mots de confort que je cherchait!

Le pas lent,
J’me suis décidé de confronter Mes parents.
C’tait………..
marrant !

Mon père m’a rit en plein visage,
Ma mère n’a pu dissimuler sa rage !
Disons que, ces deux là, c’pas rentable !


On m’envoit voir un spécialiste ;
« Psy on s’parlait un peu ?
Question d’apprendre à mieux s’comprendre ? »

Pourquoi ?  Pour m’apprendre que j’suis con ?
Tout le monde serait content,
Sans compter que tu aurais la conscience claire,
Sachant que ta BA, tu venais juste de la faire.
Ouf ! Sauvé de l’enfer !

Chaque seconde passée au secondaire
Me rappel mon bordel ;
Concrétise mon enfer.

Chaque minute passée en votre présence
Présage mon passage à la potence.

Chaque instant passé à vous écouter
Insiste que ma vie s’écroule
Et coule de mon sablier.

Je n’y vois qu’une seule sortie ;
Une seule voie
Un dernier cri,
Lâché du haut d’un toit ;
Poussé d’une chaise ;
Vidé d’un fond d’bouteille ;
Tranché dans mes veines ;
Et non sans peine.

Ce n’est pas la fin que j’avais choisit !

Enfin, je l’avoue,
J’voulais plutôt m’accrocher à la vie.

Comment en suis-je arrivé ici ?