Le 4 décembre dernier, j'ai, de nouveau, pris la scène au Café le Troquet à Gatineau (Hull) pour une soirée de slam de poésie.
Pour commencer, j'y ai présenté mon texte "Le P'tit fantôme".
Le texte comme tel a subit certaines modifications de la version imprimée plus bas, mais l'essentiel demeure.
http://www.youtube.com/watch?v=TX9qywKEBMw
Je me suis rendu à la deuxième manche pour y présenter mon "Hommage aux jeux vidéos". La réaction envers celui-ci était partagée; je crois que le sujet du texte, les jeux vidéos et le code moral qui se ratttache aux jeux violents, et très étroit. De par sa nature, ce texte risque d'attirer moins de gens. C'est la vie d'un slammeur:)
Slameur Beevis
Mon blog dédié au slam, à la poésie, au partage de textes et d'idées.
vendredi 6 janvier 2012
vendredi 17 juin 2011
Parlons d'amour
J'en suis à travailler un poème damour.
Pas facile de ne pas tomber dans les stéréotypes!
Je me suis inpiré un peu du style de métaphores employé par Grand Corps Malade (http://www.grandcorpsmalade.com/) dans son texte ``A l'école de la vie``.
Je vous présente
Pas facile de ne pas tomber dans les stéréotypes!
Je me suis inpiré un peu du style de métaphores employé par Grand Corps Malade (http://www.grandcorpsmalade.com/) dans son texte ``A l'école de la vie``.
Je vous présente
Parcours de l’Amour
-Beevis-
J’croyais que l’amour
Pour toujours
Était chose sûr ;
Mais là,
Je m’aperçois
Qu’y faut bûcher fort
Afin qu’ça dure !
Du 9 à 5,
7 jours sur 7,
C’est cette recette qui comporte
Les ingrédients essentiels ;
Les engrenages grondent
Et grugent, en enfer
Comme au ciel,
Dans les os et le sang
D’une relation parfaite !
Le parcours n’est pas parfait
Pour parvenir à l’amour,
Mais chose certaine,
La route est pleine
De bosses et de détour.
Qu’on avance à contresens,
Ou qu’on s‘y prenne de rebours.
Tout d’abord,
Tu débuteras
Un élève de l’Espoir,
Apprentis de l’Appartenance.
Puis Diplômé du Désir
Désirant déposer des pétales à ses pieds.
Main-d’œuvre du Malheur
(faut pas avoir peur
Que les choses aillent parfois mal
Dans sa recherche du Bonheur).
Copilote du Compromis,
Maître des Maux
(Mais aussi de maintes mots mielleux)
Tu deviens,
Enfin,
Docteur de la Docilité
Un vrai génie de la Générosité !
Puis, en bout de ligne,
Architecte de l’Amour !
Faut surtout pas s’arrêter là ;
L’amour, elle,
Ne se lassera pas de te faire suer !
Du temps supplémentaire,
Tu vas n’en faire
T’inquiète pas ! De ça,
Tu peux être sûr !
Les sacrifices,
Pas facile de les éviter !
Tu vas sacrer, saccager ton atelier,
Ravager les ruines des moments difficiles !
Cracher d’la bile !
Te cogner le front à maints murs.
Des jobbines de cul,
Tu vas en faire !
Des piscines pleines de rebus à extraite,
Des entrevus
Se terminant dans ton refus,
Tu n’en finiras plus !
Et ça risque de te déplaire !
Mais il y aura aussi
Nombreux succès ;
Se succédant dans un temps imprévu !
Des augmentations,
La reconnaissance de ton statut ;
Des promotions faites en toute franchise ;
De simple main d’œuvre,
Tu passeras au gérant de ton entreprise.
Entre temps, n’oublie pas de te spécialiser.
Porte très attention
Aux leçons de l’amour ;
Celles enseignées en classe,
Comme celles apprises dans la court.
Rédige bien ton CV,
Sévissant pour ainsi toute notion
Pré conçus sur le succès ;
Ajoutes-y tout ton vécu,
Le bon comme le mauvais.
Car malgré ce que tu en penses,
Toutes tes expériences
Ne déplaisent pas à Aphrodite,
Qui préside dans cette cours.
Elle les pèsera dans sa balance
Augmentant tes chances de réussite
Dans l’arène de l’Amour !
vendredi 3 juin 2011
Mon tout dernier texte (premier brouillon)
Voici mon tout dernier texte intitulé "P'tit fantôme dans l'corridor".
Comme mentionné auparavant, il s'agit d'un texte portant sur les élèves/ados qui, très souvent, passent inaperçus et ce pour plusieurs raisons; aptitudes scolaires bassent, inabiletés de faire dans le moule, problèmes familiaux, et j'en passe.
Le texte est encore un peu faible à certains endroits (j'en suis conscient); tout commentaire sur l'amélioration du contenu ou du contenant serait apprécié:)
Le jour de l’examen final,
Comme mentionné auparavant, il s'agit d'un texte portant sur les élèves/ados qui, très souvent, passent inaperçus et ce pour plusieurs raisons; aptitudes scolaires bassent, inabiletés de faire dans le moule, problèmes familiaux, et j'en passe.
Le texte est encore un peu faible à certains endroits (j'en suis conscient); tout commentaire sur l'amélioration du contenu ou du contenant serait apprécié:)
P’tit fantôme dans l’corridor
-Beevis-
-Beevis-
Un p’tit fantôme dans l’bus,
J’me cache au fond d’la classe.
Personne s’en fiche si
J’ai un échec ou si j’passe.
Le jour de l’examen final,
Esti qu’jsuis cuit !
J’ai vraiment essayé, mais j’suis pas arrivé
À capter ce que le prof nous avait dit.
J’suis poche en sports
J’suis nul dans les arts
Un cour de lecture de BD
À c’que j’sache, y’en offre pas encore.
J’rêve pas d’gagner de médailles d’or,
Pis je n’serai jamais une star d’la télé, avec ce corps.
Tu m’as sans doute croisé une centaine de fois,
Dans la rue comme dans l’corridor ;
Sans me voir.
Mais moi, j’tai vu, t’en fait pas !
Comment j’pourrais t’manquer,
Avec ton apparence parfaite,
Ta chevelure spray-net,
Ta clique qui s’accroche à tout ce que tu dis.
Tu t’prend vraiment pour le nombril du monde, sti !
Dès mon arrivée à cette école,
on m’a collé une étiquette ;
On m’a placé avec les foqués et les folles !
On m’a caché dans les dernières banquettes.
J’ai un dossier qui n’en fini pas,
Une liste de problèmes longs comme le bras.
Un PEI, un suivit avec un psy,
J’connais mieux mon orienteur que mon meilleur ami.
J’ai fais des efforts suprêmes
Pour aimer ce que t’aime ;
J’suis désolé, mais la télé réalité, la mode, et la musique quétaine,
C’est pas la crème de la crème !
J’me suis même acheter une paire
De souliers
Comme ceux que vous porter ;
Vous avez rit de mes efforts !
Me laissant savoir qu’j’avais tort !
Vous me torturer !
À vous écouter,
Ma tortue n’arrivera jamais à se placer première !
Sur ce point, LaFontaine de jouissance
Risque, elle aussi, d’me déplaire !
En saignant,
J’suis allé parler au prof ;
« Bof ! Faut pas chialer trop fort !
Reconnais que tu t’attire tes propres maux ! »
C’tait pas là les mots de confort que je cherchait!
Le pas lent,
J’me suis décidé de confronter Mes parents.
C’tait………..
marrant !
Mon père m’a rit en plein visage,
Ma mère n’a pu dissimuler sa rage !
Disons que, ces deux là, c’pas rentable !
On m’envoit voir un spécialiste ;
« Psy on s’parlait un peu ?
Question d’apprendre à mieux s’comprendre ? »
Pourquoi ? Pour m’apprendre que j’suis con ?
Tout le monde serait content,
Sans compter que tu aurais la conscience claire,
Sachant que ta BA, tu venais juste de la faire.
Ouf ! Sauvé de l’enfer !
Chaque seconde passée au secondaire
Me rappel mon bordel ;
Concrétise mon enfer.
Chaque minute passée en votre présence
Présage mon passage à la potence.
Chaque instant passé à vous écouter
Insiste que ma vie s’écroule
Et coule de mon sablier.
Je n’y vois qu’une seule sortie ;
Une seule voie
Un dernier cri,
Lâché du haut d’un toit ;
Poussé d’une chaise ;
Vidé d’un fond d’bouteille ;
Tranché dans mes veines ;
Et non sans peine.
Ce n’est pas la fin que j’avais choisit !
Enfin, je l’avoue,
J’voulais plutôt m’accrocher à la vie.
Comment en suis-je arrivé ici ?
mercredi 25 mai 2011
Mon état de travail + mon premier slam
J'en suis a travailler un nouveau texte de slam. Le sujet; les élèves oubliés par nos écoles, par leurs parents, par leurs collègues...enfin, par le système. Le tittre; "P'tit fantôme dans l'corridor".
En tant qu'enseignant, c'est facile d'oublier ces jeunes; c'est facile de se dire que quelqu'un 'autre s'en occupera. Et si peronne ne s'en occupe? Si ce jeune se retrouve à être rejeté par tout le monde qui l'entoure, incluant les gens qui sont sensé les aider?
Dès que j'aurai de quoi en état de présentation et que j'en aurai la chance, je le présenterai en performance et je tenterai d'en poster les résultats.
En attendant, voici mon premier texte de slam, "Hommage aux jeux vidéos", livré devant certains élèves de l'école où je travaille. Le principe est assez simple; je prends, comme point de départ, mon intérêt pour les jeux vidéos pour ensuite embarquer dans une réflexion sur la moralité et les dangers des jeux viloents, terminant, enfin, par un re-branchement dans tout le système.
http://www.youtube.com/watch?v=aLGWbpBq5ow
Le texte qui suit est une adaptation de cette première présentation.
En tant qu'enseignant, c'est facile d'oublier ces jeunes; c'est facile de se dire que quelqu'un 'autre s'en occupera. Et si peronne ne s'en occupe? Si ce jeune se retrouve à être rejeté par tout le monde qui l'entoure, incluant les gens qui sont sensé les aider?
Dès que j'aurai de quoi en état de présentation et que j'en aurai la chance, je le présenterai en performance et je tenterai d'en poster les résultats.
En attendant, voici mon premier texte de slam, "Hommage aux jeux vidéos", livré devant certains élèves de l'école où je travaille. Le principe est assez simple; je prends, comme point de départ, mon intérêt pour les jeux vidéos pour ensuite embarquer dans une réflexion sur la moralité et les dangers des jeux viloents, terminant, enfin, par un re-branchement dans tout le système.
http://www.youtube.com/watch?v=aLGWbpBq5ow
Le texte qui suit est une adaptation de cette première présentation.
Hommage aux jeux vidéos
-Beevis-
Pour moi, le tout a commencé avec Pacman
Une espèce de peppermanne
Jaune,
Qui gobait des fantômes
Waka waka waka waka
Mosus de mur ! Celui-là, j’le trouvais dur, tu peux en être sûr.
Ensuite, il y eut Donkey Kong
Fallait sauter les barils…boing, boing
Pour sauver la princesse
J’avoues qu’j’étais pas l’best
Trop d’stress
Essssss…..’tits souvenirs de défaites qui durent.
Le moment de clarté ? De vérité suprème ?
Super Mario… Bro !
Avec Luigi qui étaient trop, yo !
C’était extrème ! La crème de la crème pour un jeu vidéo !
Dou dou dou dou dou dou !
J’tais devenu pro,
Malgré qu’un eu accroc.
(À force d’y jouer trop)
Aujourd’hui ? J’me console
Devant ma console
XBOX…jeu de box, jeu d’hockey
O.K. ? Tu m’suis ?
Prend mon fusil, Tire une balle
Virtuelle
Défonce des cervelles, à coup de poing
À coup de pelle
Une nouvelle espèce de rebelle…
Sans cause.
Appui sur pause,
‘Me repose, les doigts, le poux,
Hé, la chose,
T’es sans morale ?
Et-ce que tu crois que cet acte de « non violence »
‘A fait pas mal ?
Ben, c‘est légal, à s’que j’sache,
Pis vient pas m’faire la morale
Pour une question de neutron, d’électron
Pis de neurones qui sonnent et qui résonne encore
Quand j’appui fort sur le piton.
J’avoue que la question est bonne
Surtout quand j’pense à mes enfants,
5 et 3 ans,
Dans pas longtemps ce sera eux qui les tiendront
Les manettes. Où bien des menottes ?
Plus j’y pense, plus qu’ça m’chicotte.
À quoi ça mènera ; de vrais actes de violences ?
Un non-sens sensuel,
Qui déferle sur l’écran
Et dans la cervelle ?
Faut surtout pas que j’capotte.
Et là,
Tu veux me faire dire
Quel jeu j’amadoue
Quel jeu je transpire…
J’te laisserai en suspense
Et pendant que tu réfléchis
Pendant que tu y pense
J’vais prendre le temps
De nouveau me brancher.
Réaction instantanée;
Pupiles dilatés;
Respiration haletante;
Fini l’attente !
J’pourrai enfin jouer !
Et, de nouveau, m’évader.
mardi 24 mai 2011
Ma participation à une soirée de Slam
Le 1er mai 2011, j'ai particippé, pour la première fois, à une soirée de slam de poésie au Café le Troquet à Gatineau (Hull).
Voici ce que ça a donné: http://www.youtube.com/watch?v=yvwsUHNkHeE
J'y ai présenté 2 de mes textes, soit "Mon patriotisme" et "Le Sel de mes larmes" (lisez les textes plus bas.)
Je me suis placé parmis les 5 poètes qui se sont rendus à la deuxième ronde de la soirée.
Ce fut une très belle expérience et une belle soirée.
Mon patriotisme
-Beevis-
Voici ce que ça a donné: http://www.youtube.com/watch?v=yvwsUHNkHeE
J'y ai présenté 2 de mes textes, soit "Mon patriotisme" et "Le Sel de mes larmes" (lisez les textes plus bas.)
Je me suis placé parmis les 5 poètes qui se sont rendus à la deuxième ronde de la soirée.
Ce fut une très belle expérience et une belle soirée.
Mon patriotisme
-Beevis-
J’affiche ouvertement mon patriotisme
Servant
De prisme;
Me permettant de réfracter
La beauté
De notre mosaïque national.
Mon bilinguisme;
Solide pont
Faisant front commun
Dans ce schisme
Entre le lys
Et l’érable.
Mais c’est la clique qui fait que je craque!
Ce n’est pas en se divisant,
Séparant tout ce qui est bien, qu’on verra
Un meilleur lendemain;
Mais plutôt en s’épaulant,
S’unifiant main dans la main
Qu’on pourra atteindre le succès, à la fin.
C’est dingue, mais c’est
Cette langue partagée qui nous distingue.
Même séparé par toute une rivière,
Mon pays, à moi aussi, c’est l’hiver.
C’est aussi le printemps, l’été et l’automne;
Aui fond de mon être, toutes les saisons résonnent.
Alors la prochaine fois que je vous tendrai la main,
Plutôt que de me chanter de nouveau votre refrain,
Gens du pays, je vous en pris,
Me la prendre, veuillez bien.
Car, au bout du compte,
Ne sommes nous pas cousins?
J’ai bu, comme vous tous, de ce sein francophone;
Malgré ce bassin largement homophone.
J’avance du même train,
Vers un avenir où
On me donne….ra,
Le droit,
Comme tout autre,
De vivre pleinement
Ma culture…désolé, c'est-à-dire, la nôtre.
L’union fait la force….
Je nous regarde;
C’est pas fort.
Chacun bien casé, chacun bien au chaud, chacun d’son bord.
Prenons ensemble nos armes,
Allez, faites que je n’aie pas tort, de croire.
Ne broyons pas du noir.
Car je me souviens que je suis né sous le trille,
Et j’ai grandit sous le lys, la rose, et l’érable aussi.
D’une mère québécoise,
Ou plutôt gaspésienne
D’un père britannique;
Ce sont, pour moi, des racines entièrement canadiennes.
19 ans à grandir à Toronto;
Les édifices, la tour CN, les Jays et le métro.
Des étés passés dans l’bas du fleuve,
Mes premières épreuves
À tenter de communiquer
Avec mes gendres
Qui avaient du mal à me comprendre
Mais qui, pourtant, parlaient
La même langue.
De retour à T.O., redevenu le p’tit anglo,
On m’traitait tout de même de Frenchy et de frog.
*Et mes copains? Y’m’disaient yo, sup dog.*
Même à l’université, ça ne s’est pas arrêté :
Un prof franco qui me parlait en anglais,
Un prof anglo, abasourdi par mon français.
J’ai l’ai donc complété,
Mon chemin de la croix.
Je suis tout de même à la recherche de ma Mecque à moi;
Et je chemine toujours à contresens dans la mauvaise voie.
C’est pour cela que je donne voix à mon effroi.
Faut battre le fer,
Avant qu’il ne soit froid,
N’est-ce pas?
C’est pour cela aussi, que j’ai choisit
D’parler.
Le passé nous a tous blessé,
Nous tous avons été rejetés
Ridiculisé, fendu sans pouvoir
Se cicatriser.
Mais j’ose espérer,
Tout en espérant oser
Que ce message saura
Vous atteindre, peut-être même
Vous amadouer.
Si j’ai blessé, j’Vous demande pardon;
Si, à ma tâche, j’ai échoué,
Sachez que ce ne sera pas, pour moi, l’abandon.
Camarades, Collègues, Cousins, Cousines,
Frères, sœurs, copains, copines,
Amis, parents, faites en sorte
Que je n’aie pas tort.
Tant que je pourrai parler,
J’vous ferai part de mon espoir.
Le Sel de mes larmes
-Beevis-
-Beevis-
La chaleur de ta main,
Absente de la mienne
Ne me fait aucun bien !
Je m’ennuie ; je m’emmerde !
La facilité avec laquelle je me perds,
dans le désert de tes yeux,
Me manque.
Je n’en peux plus !
Ça te plaît
Que ça me tue ?
S’il te plaît,
Ne me laisse pas
désespérer
Plus long
temps….
Le temps devient long ;
Plus encore que l’ensemble
de quatre saisons.
Plus encore que toutes mes passions.
Mes pas
sont lourds ;
Traversant le plus sombre de mes jours.
En attendant ce divin moment
Où tu seras de retour.
Le sel
de mes larmes
me désarme.
Mes soupirs
Me transpersent ;
Mes souvenirs
Se transgressent
Et ton rire
Léger écho de tendresse,
Me hante et me blesse.
Ce qui compte lors de cette attente
C’est le décompte
Je compte et recompte à compte-goutte (parfois même à contresens)
Les minutes de ton absence.
Les moments mentent
à contre temps.
Le chrono
Maître des secondes qui abondent;
Ses tics se morfondent
Se tacs
Qui grondent
Et sondent
Dans le puit de ma solitude profonde.
Les heures se fondent
En jours;
Ces jours laissent place
Aux semaines;
Les semaines donnent recours
Aux mois;
Et moi, je suis toujours là
Mais toi, hélas,
Tu n’y est toujours pas.
Contre les murs de mon âme,
J’ai de nouvelles craintes qui se déchaînent;
Dans le théâtre de mon esprit,
Toutes mes peurs
Prennent la scène,
Et la torpeur qui s’enchaîne me gène.
Mon espoir flétrit.
Je m’invente des histoires,
Je chorégraphie
Toute une série de sorties possibles
À ta scène.
Est-ce que tu t’en prend à moi,
Pour mon choix injudicieux de mots?
Est-ce que je suis allé trop loins, cette fois-ci,
Et tu t’es enfin dit que c’en était assez,
Ce n’était pas ton lôt,
Et que vraiment, cette fois-ci, c’était trop?
Peut-être qu’en ce moment,
Ma pensée te surprend
Dans les bras d’un autre.
Et moi, qui me suis fait apôtre
À l’hôtel de ton sourire,
Moi, qui me suis fait une religion à retrouver ton rire
Mon, qui, pour un simple soupir,
Aurait pu souper sur tes baisers,
Gobber toute la tendresse que, de ton temple, tu transpire;
Ton infidélité me perce,
Ton impudence devient ma herse,
Ma jalousie ne me laisse pas
Penser à autre chose que toi,
Là,
Avec ce gars que je ne connais pas.
Méchante giffle qui me fesse!
Je m’arrête,
N’arrivant pas à croire que,
Pour une question de minutes
Je m’apprêtait déjà
À te traîter d’adultresse
Car jamais, pour un instant, ne m’as-tu dévoiler autre chose
Que la plus grande noblesse.
C’est surement un contretemps,
Un événement inopportun,
Un imprévu....imprévisible,
Un petit rien, enfin, très risible
Qui te retient.
Et tu revien.....dras,
Nous nous retrouverons,
Tout d’abord au pas,
Puis, entre les draps.
J’écoute pour tes pas....
T’es pas...
T’es toujours
Pas
Là!
Enfin, vaincu par la torpeur, convaincu
Que mes prières sont en vain,
Et qu’on te retrouvera,
Immobile dans la rue,
Le récepteur à la main
Je me compose
Je ne m’oppose plus
à composer
J’impose à mes doigts
Une nouvelle volonté
Envers le téléphone.
Quand le déclic dans la serrure résonne,
Le sel de mes larmes,
de nouveau,
me désarme.
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